La sagesse des foules

Publié le par Anne Grimaldi

Article d'olivier Ertzcheid, site Affordance

6 mars 2008

La sagesse des foules

La sagesse des foules est l'un des "paradigmes" du web 2.0. L'idée est que le collectif "flou", c'est à dire ayant simplement en commun un intérêt (partager des informations par exemple) ou une pratique (tagguer des photos par exemple), permet d'optimiser un certain nombre de processus, au rang desquels l'indexation, le classement et la recherche d'informations. In fine, certains y voient (ou tentent d'y voir) la possibilité d'une réelle valeur prédictive (la valeur prescriptive étant depuis longtemps avérée dans le marketing de masse)
Quelques principes selon son principal "théoricien", James Surowiecki, journaliste économique et auteur du bestseller éponyme (Wisdom of Crowd), d'où il ressort que ladite sagesse des foules est d'abord un éloge de la diversité. Une sorte d'iségoria prédictive et incarnée.

  • Collectivement les gens en savent plus que ce que les gens en haut croient.
  • Un groupe avec un QI moyen plus faible sera meilleur pour résoudre un problème qu’un groupe de gens avec un profil homogènes et un QI moyen plus élevé, grâce à leur diversité (origine, expérience, âge, formation…).
  • Avec un groupe homogène, plus les membres parlent, plus il devient stupide.
  • Il faut encourager les désaccords et les opinions dissonantes.
  • Les leaders doivent diminuer lors propre influence dans un processus de résolution de problèmes et éviter de s’entourer de gens qui pensent comme eux,
  • La diversité est la clé d’une foule intelligente, la diversité à deux niveaux tout particulièrement :
    • Perspective (la façon de percevoir un problème)
    • Heuristique (la façon de régler un problème)
  • Les groupes sont plus intelligents quand les gens agissent individuellement.

L’algorithme de Google serait l'exemple parfait de ce phénomène de sagesse des foules, en permettant de synthétiser en une fraction de seconde l’opinion des internautes et en mettant de l’ordre dans le chaos. Soit la quintessence instantanée et sans cesse renouvellée de l'iségoria : mécanique, algorithmique, "motorisée". Ces derniers propos ayant d'ailleurs été confirmés dès 2004 par Adam Bosworth, à l'époque vice-président ingénierie chez Google.
(Source : les points en italique sont la reprise de la prise de notes de Guillaume Brunet, lors de la conférence de James Surowiecki à la dernière journée Infopresse)

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